Sax Machine compose avec différents styles de musique : Hard-Bop, Afro-Beat, Deep Funk ou encore Hip-Hop Psyché ! C’est une formule alchimique imaginée par le talentueux saxophoniste / beatmaker Guillaume Sené et le tromboniste volcanique Pierre Dandin pour transformer l’art de l’improvisation en un groove cuivré et envoûtant. RacecaR, rappeur de Chicago, les accompagne pour former un trio étonnant.

Comment s’est créé votre groupe plutôt atypique ?

Guillaume Sené : À l’origine, le concept n’était pas destiné à être un groupe à proprement parler. En tant que saxophoniste, j’avais acheté un looper ; une pédale d’effet permettant de s’enregistrer et rejouer en boucle instantanément, et j’avais posté des sons sur MySpace, à l’époque, de saxophones bouclés avec les pédales d’effet et beatbox. Le programmateur du Recife Jazz Festival est tombé sur ces compositions en ligne et m’a invité à jouer sur son festival au Brésil. Sax Machine est ainsi né. J’ai rencontré plus tard le tromboniste rennais Pierre Dandin avec qui la magie musicale a très vite opéré et nous avons développé le projet tous les deux en version instrumentale, écumant les cafés-concerts. Il y a 4 ans, nous avons rencontré RacecaR, un MC de Chicago. Fraîchement débarqué à Paris, nous l’avons invité à Rennes pour une après-midi « jam session”. La rencontre a fonctionné directement, autant humainement que musicalement. Même si le nom Sax Machine n’est plus très représentatif de la formation du groupe aujourd’hui, vu que nous formons désormais un trio sax, trombone et MC, nous avons conservé le nom d’origine, car il représente pour nous un clin d’œil à James Brown, dont la musique nous inspire beaucoup.

Le saxo a la part belle dans la musique actuelle, comment expliquez-vous ce retour en force de cet instrument ?

Notre musique est un mélange de hip-hop, de jazz et de funk, pour faire court. Dans la culture hip-hop, les disques de jazz et de funk sont une mine d’or de samples. On y entend donc très souvent des cuivres. Avec Sax Machine, le principe est le même, sauf que nous nous samplons en temps réel.
Concernant le saxophone, c’est vrai qu’il a fallu de nombreuses années pour lui dissocier cette image glamour et ce son typé ’80, utilisé dans la musique pop à cette époque.
Personnellement, je n’y vois pas vraiment un retour en force, car en tant que saxophoniste de métier, on peut aujourd’hui affirmer que les budgets des tournées sont à la baisse et qu’on laisse souvent les sections cuivres à la maison, faute de pouvoir les rémunérer. Avec Sax Machine, on a pris le problème à contre-pied, on a imaginé le concept comme une section cuivres (saxophone et trombone), autonome grâce aux machines.

Vous étiez récemment en tournée en Inde. C’est assez rare pour un groupe français : quelles sont vos impressions ?

L’Inde est un pays incroyable, quelque part entre modernité et Moyen Âge, entre chaos et organisation. Nous y avons fait des rencontres très fortes. Comme nous avons joué dans beaucoup de régions différentes, nous avons également pu tester notre musique devant des publics très différents, parfois très traditionnels et parfois très hype.
Cette tournée s’est terminée à Katmandu au Népal, et c’était juste complètement improbable et complètement mythique de se retrouver à jouer un concert là-bas !

 

What convinced you to join two french artists ?

RacecaR : Out of necessity, at that moment, I was transitioning to France directly from the States. The offer was good and the chemistry was direct. In music, I don’t think nationality or gender are as important as skill and chemistry. It was natural.

Do you live in France now ?

Yes. In Paris currently.

What do you like in France ? In The United States ?

I like everything in France that I liked in the U.S.
Good people, good Vibes, good food, and change of terrain every once in awhile.

Is it possible that you’ll play with Sax Machine in Chicago ?

I would like to play with Sax Machine in Chicago, but how soon, I don’t know.

 

© Vincent Paulic