Deux succès

Le Tour du Monde en 80 jours entame sa troisième saison au Théâtre 100 Noms, son importation est une franche réussite ! Alexandre Sibiril est l’un des acteurs phares, nous l’avons rencontré entre deux répétitions. Il est également à l’affiche de la pièce Une semaine pas plus.

Comment vis-tu le succès du « Tour du monde en 80 jours » ?

Alexandre Sibiril : C’est un vrai plaisir. Quand on est comédien, on ne peut pas rêver mieux. On est rendu à plus de 100 représentations, le succès est toujours au rendez-vous. La salle est quasiment pleine tous les soirs !

Que représente cette pièce pour toi ? Et l’histoire de Jules Verne ?

J’avais déjà vu la pièce. Quand on m’a dit que j’allais passer le casting pour y jouer, je me suis dit que c’était extraordinaire d’avoir cette chance.
Pour Jules Verne, mis à part ce que j’avais étudié à l’école, je n’étais pas trop au fait. J’ai été me renseigner un peu plus, j’ai appris que sa maison se trouvait juste en face du théâtre ! (rires) C’est une vraie valeur à défendre pour Nantes. La plupart des spectateurs connaissent très bien son histoire.
Le metteur en scène Sébastien Azzopardi a vraiment gardé l’histoire originale même si certaines parties on été retirées.
La pièce a cartonné à Paris et en France. A Nantes, on a sûrement ce petit côté chauvin, c’est un vrai plaisir de pouvoir jouer ça ici.

Pour « Une semaine pas plus » où tu fais partie du trio d’acteurs, comment s’est déroulée la mise en place avec Arthur Jugnot et David Roussel ?

Un peu comme pour « Le Tour de Monde en 80 jours »,on m’a appelé pour savoir si je voulais participer au casting. Arthur Jugnot et David Roussel ont fait eux-mêmes le casting ! Ce sont deux personnalités vraiment différentes mais ils sont tous les deux très professionnels et sympathiques qui plus est. On a de la chance d’avoir pu travailler avec eux.

Comment te prépares-tu vis à vis de l’alternance des deux pièces dans ton emploi du temps ?

Ce sont deux pièces dynamiques, ça va être un vrai challenge. Mes rôles sont plutôt intenses donc je suis curieux de voir comment je vais gérer tout ça. Ce sera dur physiquement mais émotionnellement ce sera un bonheur vu le succès des deux pièces. D’ailleurs, je ne m’attendais pas à un tel succès pour « Une semaine pas plus » !

Quand es-tu devenu professionnel ?

Dès ma sortie de l’école à Nantes au Théâtre de Sphinx. C’était il y a 5-6 ans. J’ai ensuite travaillé avec des gens que j’avais rencontrés. D’ailleurs, mis à part « Le Tour du Monde en 80 jours » et le film « Cessez le feu » avec Romain Duris je n’ai travaillé que grâce à mes rencontres. « Cessez le feu » est un film sur l’après 14-18 sorti l’an dernier, le tournage m’a marqué ! Ce sont des castings que j’ai trouvé personnellement et finalement ce sont les deux faits marquants de ma vie professionnelle.

Qu’est-ce qui t’a marqué dans ces premières années ?

J’ai un peu galéré au début. J’ai toujours rêvé d’être sur scène mais malheureusement ce n’est pas ce qui te fait manger. (rires) Il faut être tout le temps sur scène ! J’ai fini par faire une pause de deux ans, je n’avais plus la motivation.
C’est revenu vers moi naturellement, je me suis repris en main et j’ai foncé. La galère n’existe plus, je vis de ma passion, c’est un plaisir de tous les jours !


Le Tour du Monde en 80 jours
Du 2 décembre au 21 janvier

Une semaine pas plus
Jusqu’au 27 janvier

Au Théâtre 100 Noms
theatre100noms.com & 02 28 20 01 00

 

Propos recueillis par Alban Chainon-Crossouard
Crédit Photo : alexandresibiril.wixsite.com