Cauet, parfois décrié pour son tact et ses blagues crues, part en tournée pour vous présenter son deuxième spectacle qui risque de balayer ces critiques. Il parcourt dans ce spectacle des sujets sensibles comme le terrorisme, les maladies mais il n’oublie pas d’aborder des expériences un peu plus personnelles où chacun se retrouvera. Pour vous faire patienter, l’animateur multi-tâches nous a accordé quelques minutes afin de répondre à nos questions !

 

“Comme je suis connu, je peux aller à la caisse « – de 10 articles » avec 11 articles, ce sont les avantages de la notoriété.”

 

Lemon : Pensez-vous que votre public vous a davantage découvert à la télévision, en radio ou plus récemment sur scène ?

Sébastien Cauet : J’ai 50 publics différents (rires). À la base je dirais la radio, la télévision a ensuite pris le relais puis le « one man » depuis quelques temps.
Je l’ai remarqué au fil des années, dans le dernier spectacle je pose la question « Qui m’écoute à la radio ? » et je me rends compte que beaucoup ne m’entendent pas sur les ondes. Dans ce cas là, ils viennent grâce au bouche à oreille ou aux critiques positives.
Il y aussi ceux qui me regardent sur Youtube et j’en passe..
Je crois qu’en fait il y a la réunion de plein de publics !

Est-ce que vous avez une préférence entre ces 3 « jobs » ?

SC : J’aime la scène, vraiment ! Je trouve que la scène est le point commun entre la radio et la télévision. Vous vous testez grandeur nature devant le public. Ce matin j’écrivais des bribes de sketchs derrière mon bureau et j’ai déjà hâte d’essayer tout ça devant un public parce qu’il nous apporte une réponse directe. Quand vous jouez et que le public se lève et applaudit, comme en ce moment sur les scènes où l’on passe, c’est là que vous vous dites que votre spectacle plaît, c’est une victoire.
Et le point commun entre la radio, la scène et la télévision c’est le public !

Je voulais rencontrer mon public afin d’avoir un moyen de communication non virtuel. C’est plutôt génial de passer de salles de 300 à 500, 1000 voire même 5000 places au Palais des Sports ! Le contact direct est vraiment appréciable.

Vous êtes très actifs sur les réseaux sociaux, vous vous en occupez personnellement ?

SC : Oui c’est bien moi. S’il y a une faute d’orthographe de temps en temps, vous ne pouvez vous en prendre qu’à moi. Déjà qu’à l’école je ne me relisais pas alors maintenant .. (rires) Je trouve ça important de garder ce contact, de lire les messages des gens, de les retweeter de temps en temps.

En tapant votre nom sur un célèbre moteur de recherche, on tombe davantage sur votre vie privée.. Est-ce que vous l’exposez dans ce dernier spectacle ?

SC : Dans celui-là je parle un peu plus de la notoriété. Quand j’étais gamin, je ne rêvais que de ça. Je voyais les filles qui tapaient à la porte de la loge des stars du rock en disant « Laisse nous entrer ! ». Maintenant je vis la même chose sauf qu’elles me disent « Laisse nous sortir ! » (rires) Je parle de la masturbation, des séjours à l’hôpital, du suicide… J’aborde des thèmes vraiment différents qui font partie de la vie des gens. Tout ce qui est dans ce spectacle, chacun d’entre nous l’a vécu à un moment ou à un autre. J’explique que, comme je suis connu, je peux aller à la caisse « – de 10 articles » avec 11 articles, ce sont les avantages de la notoriété. (rires)

Dans votre carrière, est-ce qu’un passage vous a plus marqué qu’un autre ?

SC : Je n’ai pas de passage marquant en particulier, je suis toujours fasciné de pouvoir faire des choses simples qui deviennent de grandes choses.
Passer de l’écriture d’un spectacle sur un coin de table à son jeu sur la scène de la Cigale, c’est vraiment ça qui me touche.
Pour la télévision, on est passé d’une petite émission entre copains à une grande réussite qu’a été la « Méthode Cauet ».
En radio, un soir peut être très faible en audience et plus tard on se retrouve en tête des écoutes. C’est ce qui m’amuse toujours dans ma vie, cela peut être autant un échec qu’un carton bien-sûr.

La « Méthode Cauet » a été pour moi un turbo à notoriété. Les gens ont vu d’un seul coup ce que je faisais alors qu’en radio j’aurais pu rester dans l’ombre quelques années de plus.

Comment se sont passées vos premières dates ? Votre rôdage à la Cie du Café-Théâtre ?

SC : On a déjà fait une vingtaine de dates et on continue ! La Cigale, Nantes, Avignon … L’idée est de finir cette tournée dans deux ans à l’Olympia.
J’ai fait 3 jours à la Compagnie pour préparer ce spectacle final. J’adore le public nantais, c’est un public festif et authentique qui a l’habitude de voir pas mal de spectacles. Ils ont donc aussi cet esprit critique qui permet aux artistes d’avancer. Ils ont de quoi comparer. On réussi notre coup lorsque ce genre de public se lève à la fin. Un public vraiment occasionnel sera moins critique.