Isaac Delusion sortait son deuxième album intitulé Rust & Gold le 7 avril dernier. Jules Pacotte, l’un des co-fondateurs du groupe avec Loïc Fleury nous a accordé cette interview quelques jours après leur concert à la Barakason. Ce projet se veut moins lisse que le premier album éponyme, il est sorti sous le nouveau label Microqlima (L’impératrice, Pépite …).

De quelle manière s’est constitué Isaac Delusion ?

Jules Pacotte : On a commencé à deux avec Loïc au collège, on faisait de la musique dans notre coin et on a décidé de se lancer vers 2008 et on a sorti notre premier EP en 2012 !

Comment caractériserais-tu votre style musical ?

En général on dit que nous faisons de l’electro-pop mais c’est assez généraliste, ça ne veut plus dire grand chose. Loïc avait un groupe de folk auparavant, moi j’étais plus dans la mouvance hip hop. Le mélange de nos différentes influences ont fait naître cette aventure.

De quel morceau es-tu le plus fier sur Rust & Gold ?

C’est dur à dire, je suis fier de tout cet album, je l’aime encore même après avoir passé autant de temps dessus. Pour l’instant, j’aurais du mal à te répondre, les morceaux vont un à un commencer à me lasser et à la fin il en restera quelques uns qui sauveront la mise. C’est comme ça que cela s’est passé avec notre premier album. J’apprécie toujours écouté le morceau introductif “The Child You Were” par exemple.

Que représente la pochette de ce nouvel opus ?

C’est une peinture abstraite, chacun y voit ce qu’il veut. Pour nous, c’est une fenêtre un peu brouillée sur l’espace comme si c’était un vaisseau à la dérive. Elle a été réalisée par l’anglais John Karborn, c’est fait à partir de bouteilles de verre brisées venant des Jeux Olympiques de Londres (2012), il y a plusieurs images dans la série de John Karborn et nous avons choisi ce modèle parmi elles.

Qu’est-ce que vous avez voulu apporter de plus sur cet album ?

On souhaitait sortir de l’univers un peu lisse que l’on avait au début.

Peux-tu nous expliquer le scénario du clip “Isabella” ? (à retrouver ci-dessous)

Il n’y a pas vraiment de scénario. Ce sont des scènes de vie, c’est une certaine vision de la société. Les choses dérangeantes ont un charme, il y a de la beauté partout, tout le monde mérité l’amour et la paix.

Est-ce qu’un artiste actuel t’impressionne particulièrement ?

On me souffle Kendrick Lamar à l’oreille, c’est un très bon exemple ! Mais je dirais Kevin Parker, ce mec fait tout lui même, sa démarche entière est impressionnantes.

Es-tu plus concert ou festival ?

Festival !
On joue notamment cet été aux Solidays, à Pete The Monkey …

Avez-vous hâte de tourner ?

On adore les concerts, c’est une des raisons principales pour lesquelles on fait de la musique. On prend notre pied chaque soir, on aime faire la fête avec notre public !

Aux Solidays le samedi 24 juin

© PE Testard
Propos recueillis par Alban Chainon-Crossouard