San Carol : “J’ai toujours envie de faire quelque chose de différent donc ma musique évolue sans cesse”

San Carol se rapproche du littoral au fil des années. Originaire de Sarthe et passé par Angers, il est désormais nantais et a enregistré son album à … Pornic. Il ne pourra pas aller beaucoup plus loin si ce n’est musicalement comme le montre Houdini, ce 3ème album sûrement plus abouti que les précédents. En parallèle de son autre projet Big Wool, il a ainsi travaillé patiemment sur cet opus aux accents pop. Avant l’écoute, découvrez qui se cache derrière San Carol !

Comment décrirais-tu ta musique ?

Avec San Carol, j’essaie de faire un pont entre la pop et la musique expérimentale. Je reste axé sur la mélodie et sur de gros refrains mais je m’ouvre aussi à des styles de musique différents.
J’ai un autre projet en cours sous le nom Big Wool où j’oscille entre la folk et le pop-rock.

Pour San Carol, mes deux premiers albums étaient vraiment différents. Le premier était juste au synthé, c’était de la musique analogique. Le 2ème est davantage similaire à celui que je sors ce mois-ci, peut-être un peu plus rock !

Tu avais cette ambition d’évoluer dans ta musique où tu te cherches encore ?

Le premier album s’est fait un peu au hasard avec un ami d’Angers, Yan Hart-Lemonnier. Je venais juste d’arriver dans la ville, j’avais vraiment envie de faire de la musique et de sortir un disque plutôt rapidement et je suis tombé sur Yan. Il avait un label, ça a bien matché. Il m’a fait découvrir le synthé, d’où son omniprésence dans ce premier opus.
Après, j’ai pas mal la bougeotte, j’ai toujours envie de faire quelque chose de différent donc ma musique évolue sans cesse.
J’achète beaucoup de vinyles, j’écoute de tout et ça se ressent sur ce que je fais musicalement. Que ce soit bon ou pas, j’explore tous les univers musicaux qui me plaisent.

Tu achètes beaucoup de vinyles mais quels artistes t’ont le plus influencés ?

Ça ne se ressent pas vraiment dans ma musique mais j’adore David Bowie notamment dans sa période berlinoise où il mélangeait pop et musique expérimentale.

La Main Invisible et Humain Trop Humain ont été très bien accueillis par la critique, penses-tu qu’Houdini séduira tout autant ?

Je ne sais vraiment pas. On a eu pas mal de coups de pouces pour nos deux premiers albums notamment avec la presse. Ça a permis un relais assez important.
Pour moi, le projet Big Wool plaît tout autant mais il n’est pas vraiment médiatisé, cela change beaucoup de choses, on verra bien !

Peux-tu nous présenter Houdini en quelques mots ?

C’est dans la continuité d’Humain Trop Humain mais je le trouve plus réussi. Avec le recul, je trouve que certains morceaux n’étaient pas assez travaillés. Avec Houdini, je vais un peu plus loin et j’en suis très satisfait. On ressent moins les influences, je ne suis pas dans l’exercice de style. J’ai l’impression de mieux chanter et l’enregistrement est plus réussi. Je l’ai fait à Pornic à la Maison du Fvtvr avec Raphaël D’Hervez de Pégase.

Avec quels artistes nantais, hormis Pégase, as-tu travaillé ou aimerais-tu collaborer ?

Lenparrot que je connais très bien, on aimerait bien faire quelque chose tous les deux prochainement.
Après j’apprécie vraiment le travail de The Slow Sliders ou d’Albinos Congo !

 

 

Propos recueillis par Alban Chainon-Crossouard