Astropolis #25

Le Festival Astropolis fêtera ses 25 ans cette année. La venue de Dima aka Vitalic au Warehouse le mois dernier fut programmée en cet honneur. Les débuts du festival se sont déroulés au Château de Keriolet que l’équipe et les artistes ont investi de 1996 à 2000 sur 4 scènes différentes. Loin d’être démocratisée à l’époque, Gildas Rioulaen (co-fondateur du festival) et son équipe se sont battus pour faire reconnaître la musique électronique.

Aujourd’hui, le rendez-vous est devenu littéralement incontournable à Brest mais pas seulement. Les générations et les publics se mélangent tout au long des journées et soirées programmées durant 3 jours. Tous les styles de musique électronique sont représentés, ce qui en fait un événement global finalement éclectique et hétéroclite où néophytes et habitués se rassemblent. Cette notion de partage, de découverte et de rencontre est primordiale pour l’équipe d’Astro. Elle vous attend une nouvelle fois nombreux en ce début d’été !

« Nous venons régulièrement à Nantes et ce depuis les années 90 et nos soirées à l’Olympic. »
Gildas Rioulaen

Gildas Rioulaen, co-fondateur du festival, est la mémoire vivante d’Astropolis. Pour comprendre davantage le travail de l’ombre de ces pasisonnés, nous avons posé quelques questions au pré-cité. De ses débuts aux côtés de Laurent Garnier ou Vitalic à aujourd’hui où il accompagne des artistes comme Manu le Malin ou Madben, la vie de ce militant musical est pleine d’anecdotes et de péripéties en tous genres. En effet, Astropolis a évolué avec les années. L’association est devenue une vraie institution dans le monde de la musique électronique. Entre l’organisation de soirées aux 4 coins de l’ouest, l’édition, le booking, l’accompagnement d’artistes ou le développement du label, ses membres n’ont pas le temps de s’ennuyer ou de construire une quelconque routine.

Pour cette 25ème édition, il est fier d’accueillir le projet X-102 (Jeff Mills et « l’intouchable » Mike Banks). « Ça a toujours été un fantasme de rassembler ces deux personnages ensemble. J’ai découvert la musique électronique avec ce projet, en 1992. » Pour le reste de la programmation, on vous laisse consulter astropolis.org !

L’engagement comme base de travail

« Il est vital de garder de la place pour les pionniers qui font vivre cette culture. Ils préservent l’histoire de la musique électronique. Il faut apporter autre chose que la musique, c’est une culture globale. On ne fait pas simplement de la musique pour faire danser. On est dans une société de surconsommation où les gens ne retiennent pas souvent grand-chose. Et c’est ma plus grosse crainte, on ne s’est pas battu pour ça. En fait, avec internet, on pendait qu’on se cultiverait davantage mais ce n’est pas forcément le cas. Je ne travaille pas pour faire de la discothèque comme dans les années 80. La programmation est réfléchie, les artistes ne se retrouvent pas là par hasard. » GR

Astropolis
Du 3 au 7 juillet à Brest