Sortie : 24 mai 2019
Style : Rap français
SParamour / Columbia France

Comme Lord Esperanza le dit si bien dans le 8ème track de Drapeau Blanc, il n’a que 22 ans et sort cette année son 3ème long format. Ce nouveau projet est considéré comme son premier album avec la promo et les singles qui vont avec. Dans ce cadre, le premier titre « Illusoire » est sorti le 10 avril dernier et a reçu les validations de son public. Très productif comme la majeure partie des rappeurs de sa génération, le parolier ne chôme pas depuis l’année 2017 et ses premiers succès concrets. Parmi eux, nous pourrions extraire Polaroïd où le rappeur s’est testé à d’autres formes musicales comme avec « Sol d’étoiles » (ft. Anaïka) et « Maria » (ft. Shaby). Conscients du réel potentiel du parisien, nous étions impatients à l’idée d’écouter son 14 titres à paraître sur son label Paramour.

Lord Esperanza - Drapeau Blanc
© Jason Piekar

« La Terre meurt dans trente ans de sa propre insolation mais ils nous poussent quand même à la consommation » lâche-t-il sur son morceau le plus engagé et le plus énervé « Le silence des élus » qui représente bien les valeurs que prônent Théodore Desprez. Sur son premier projet intitulé Drapeau Noir, nous remarquions déjà cette facette avec « Danse avec les ombres ». Lord Esperanza utilise sa plume pour dénoncer les grands de ce monde. Il fait ainsi passer un message à ses auditeurs ou comment combattre à son échelle. Afin d’aller plus loin, il lancera sa ligne de vêtement écoresponsable à la fin de cette année

Drapeau blanc

Drapeau Blanc

« Dans le jeu de l’amitié, j’ai fini par comprendre que les dés sont truqués », phrase issue du mélancolique et touchant « Autre verre ». On retrouve cette douceur rappée sur « Comme ça ». Il y retranscrit son manque de confiance partiel et la réalité que représente sa nouvelle vie. Sur ce dernier, il tombe réellement dans la chanson et exploite ainsi toute la palette de ses talents

« La vie n’est pas très équitable mais les souvenirs disparaissent comme les châteaux de sable » apparaît sur le refrain de « Château de sable ». Ce morceau personnel évoque l’enfance du « petit Lord » où il y dévoile un passif intime comme il l’a rarement fait.
Ces trois extraits non exhaustifs vous laissent une part d’imagination quant au contenu de l’opus oscillant entre rap brut et mélodies apaisées.

Coup de cœur : « Laisse Aller » ft. Yseult